Toujours le sens de l'épine et de l'épure. La croisée des mondes dans la lumière sur les vignes. La petite robe rouge dans la vigueur du
jour. L'étrange voix de l'air par la bouche des feuilles. L'odeur chauffée des sueurs. L'homme qui rentre lentement par le chemin du soir. Ces choses maintes fois dites, faites. La traverse
des nuits aux yeux de lilas, une neige de brume aux longs doigts d'écharpes. Et le ruisseau qui chante son impatience bleue. Est-ce là le battement sidéral du panier quotidien ? L'ange novice a un
rire d'alouette quand il ne répond pas. La vie va dans ce méli-mélo, comme une image pieuse, sans le savoir. Ile Eniger - Un cahier ordinaire
Bonjour Ile, tu mélanges à merveille la douceur de l'impatient et la dureté de l'épine, on se laisse prendre par les mots qui coulent comme une source pure et cristalline. Bonne journée Paul
Commentaire n°1 posté par gentle13 le 29/06/2009 à 11h33
Bonne journée aussi Paul et merci d'avoir senti les mots comme source.
"Toujours le sens de l'épine et de l'épure", cette phrase pourrait bien résumer ta poésie. Et que cette "neige de brume aux longs doigts d'écharpes" est bien jolie.
Commentaire n°2 posté par Serge le 29/06/2009 à 14h41
Oui, je me sens bien contenue ou tiraillée entre ces deux pôles !
Bonne journée
Paul