Avant hier, je suis allée à la Fnac.
Je demande à la préposée aux renseignements, le dernier recueil de Joël Vernet "Celle qui n'a pas de mots", elle me répond après m'avoir fait épeler le nom : non vous savez, à la Fnac
nous avons surtout les grands auteurs. Poliment j'explique que justement c'est un grand auteur. J'ai droit à un regard assez méprisant et : si vous voulez, on peut vous le commander, mais
avec les petits éditeurs, c'est long ! Je dis que Lettres Vives n'est pas un "petit" éditeur, et voyant qu'il convient de ne pas insister, je demande un livre de Pierre Autin-Grenier "Toute
une vie bien ratée". La, j'essuie un sourire condescendant et la réponse suivante : décidément vous ne lisez que les auteurs inconnus ! Devant tant d'ineptie, je commence quand même
à perdre un peu patience mais je contiens la moutarde qui me monte au nez et rappelle que l'auteur en question est publié chez Gallimard depuis des lustres ! Pas démontée, la jeune personne me
désigne d'un mouvement de tête la gondole devant son rayon : si vous voulez lire de grands auteurs, en voilà ! Abasourdie, je vois les auteurs proposés, que je ne citerai pas, (j'en
connais un sur les trois et lui faire de la peine ne servirait à rien), mais leur donner du "grand auteur" me sidère ! Je rappelle à la jeune inculte qu'il ne suffit pas d'avoir une audience auprès
des médias et du grand public, ni même d'obtenir un prix, pour être un grand auteur ! Elle me répond : quand même, j'en connais un rayon puisque je suis libraire ! Le jeu de mots
involontaire me rappelle Mr Jourdain, et je n'insiste pas me souvenant du dicton populaire : "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif" !
Pourquoi une aussi grande librairie ne prend-elle pas la peine de recruter des personnes qui ont au minimum quelques qualifications livresques ? Je préfère ne pas imaginer que le but est de vendre,
uniquement de vendre et au Diable le reste, mais... je m'interroge ?! Ile Eniger
On sonne à ma porte, j'ouvre, et voilà qu'une joyeuse équipe de petits fantômes et sorcières me font des "OUH OUH OUH" qui se veulent
terrifiants, agitent leurs draps comme pour s'envoler, le tout ponctué de rires sous capes. Entrant dans le jeu, je fais celle qui a peur et je dis quand même un peu étonnée qu'Halloween n'est que
dans trois jours... Pas démontées pour deux sous, des voix caverneuses me répondent que justement, ils s'y prennent à l'avance parce que sinon, le dernier jour, les gens ne donnent plus rien !!!
Organisés les fantômes ! Je demande alors ce qu'ils veulent. Une des petites sorcières, - il lui manque d'ailleurs une dent ! - Me dit : "si tu donnes des bonbons ou des gâteaux, on te fait
pas de farce", je dis : c'est quoi la farce ? Elle me montre une poire à eau dont semble-t-il, ils ont tous envie de se servir !!! Me faisant l'avocat du Diable, -ce qui semble de
circonstances ! Je demande si je dois aussi donner quelques pièces de monnaie, le plus petit des fantômes rabat alors son suaire sur sa tête et me dit : "Ben non, les sous on les manze pas, les
bonbons et les gâteaux, oui" !!! Bien sûr, sotte que je suis ! Je donne un paquet de bonbons et un de galettes, et je demande qui a fait les beaux costumes. Là, ils parlent un peu tous à la fois.
Dans l'enthousiasme collectif, je comprends que les mamans ont donné les draps et fait les trous pour les yeux, que les papas ont fabriqué les chapeaux pointus en carton, et que les enfants ont
fait les dessins noirs un peu partout " et qui font peur". Ils partent en chantant une chanson supposée faire trembler tout l'immeuble, n'oublient pas de me dire merci, et même l'apprenti fantôme
qui a remis son drap sur la tête, me dit "merci, tu es zentille" ! Sont sacrément polis les fantômes cette année !
Je ferme la porte et je m'interroge, alors les enfants sont encore capables de jouer, d'imaginer, de faire la fête, de la partager et d'être gentils ?! Ouf ! ça me rassure ! Et vous ? Ile Eniger
Pendant trois jours, j'ai été invitée au Salon du Livre de Mouans-Sartoux, un très beau Festival qui titrait :"La fureur du monde", et
dont on sentait dans les différents débats, films, interventions d'auteurs, que le but était de trouver comment transformer la fureur négative en une fureur créative et fraternelle afin de le
rendre, ce monde, habitable.
Pendant trois jours, j'ai vu passer beaucoup de gens ; j'ai vu de bien belles choses et d'autres moins. Sortons si vous le voulez bien
des petites géguerres entre auteurs qui ne font finalement que révéler ce que chacun est ! Et souhaitons à tous les écrivants de continuer leur chemin non dans la compétition absurde avec leurs
voisins de stands proches ou éloignés, mais avec eux-mêmes dans l'amélioration de leur écriture, l'ego pour outil et non pour encensoir.
Ce dont je veux vous entretenir aujourd'hui procède de deux situations que j'ai vécues.
La première concerne un petit garçon d'environ six ans venu au Salon du Livre accompagner sa maman chroniqueuse et écrivain et qui,
pendant toute la durée de notre conversation -qui était sûrement rébarbative pour un enfant se cet âge- s'est ingénié à fabriquer avec un tract publicitaire, une sorte de construction. N'allez
pas imaginer que l'enfant n'était pas vif ! Bien au contraire, parfois il intervenait dans la conversation comme savent le faire les enfants, avec un à-propos sidérant qui montre que leur esprit
suit ce qui se passe même s'il semble occupé ailleurs. Quand nous nous sommes levées pour rejoindre nos occupations respectives, le petit garçon tout joyeux nous a dit : regardez, regardez, j'ai
fabriqué une chemise de pirate ! En effet le papier s'était transformé en une magnifique chemise bien découpée que n'importe quel pirate eut été fier de porter. Sans se rouler sous la table ou
manifester un ennui, cet enfant avait su occuper son temps de manière joyeuse et personnelle. Au regard et à l'intérêt porté par la maman vers la chemise de pirate, je sus que oui, on pouvait
encore élever un enfant dans le respect de soi, de lui, des autres, et de la vie.
La deuxième situation concerne une mère et sa fille d'environ 13 ans.
Arrêtées devant le stand où je signais mes livres, la maman les feuilletait depuis une minute environ quand sa fille lui secoua le
bras, signifiant clairement qu'elle en avait assez d'attendre ! Je souris et demandais à la jeune fille si les livres ne l'intéressaient pas. Elle me répondit que non, elle n''aimait pas lire,
que c'était trop ennuyeux. La maman rit et ajouta : elle, à part Internet avec S. L., rien ne lui plaît, elle passe sa vie devant l'ordinateur. Ce à quoi la jeune fille répondit que : au moins,
ça c'est la vie, là-dessus je suis riche et je fais ce que je veux ! Un frisson désagréable me fit appréhender la suite ! Je posais quand même la question : et... c'est quoi S. L. ? Là, j'eus
droit à une explication qui me fit comprendre que sur ce truc du Net on peut se projeter dans une vie virtuelle, s'inventer des qualités, des pouvoirs, des richesses, des métiers mirobolants,
bref, tomber dans un monde qui loin de développer l'imaginaire sans perdre contact avec le réel, contraint à vivre par procuration en oubliant la réalité. Abasourdie, je demandais à la maman si
cette attitude ne l'inquiétais quand même pas un peu, elle me répondit : faut bien être de son temps (?!) et là, au moins, j'ai la paix et ce n'est sûrement pas pour ça que ma fille a de mauvais
résultats en classe. Puis elle rassembla ses affaires pour suivre sa fille qui était déjà partie deux stands plus loin. Un moment j'eus le vertige ! Tristesse devant ce monde de leurres et de
désinvolture où peuvent tomber petits et grands pour devenir les marionnettes de ceux qui ont bien compris comment les brosser dans le sens du poil !
Aujourd'hui, je m'interroge sur ces deux situations opposées, je me dis qu'il est urgent de retrouver ou de trouver ce qui rend
responsable, qu'il est grand temps d'exercer une vraie vigilance devant les choses insidieuses qui pervertissent en vendant des miroirs aux alouettes ! Reste notre conscience à cultiver, cette
particularité individuelle qui fera que, demain, le monde sera ou non plus humain et habitable.
Reçu ce matin via ma boîte courriel, ce message d'une amie qui fait circuler ce texte plus que lucide de Fred Vargas
Fred Vargas (née Frédérique Audoin-Rouzeau) est une une femme de Lettres française, née le 7 juin 1957 à Paris.
Archéologue, écrivain et écologiste. Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités
d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des
fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert,
acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers
des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
À la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
"On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ?" demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des
fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas
tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
À ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
À ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Amicalement, Fred Vargas (Archéologue et écrivain)
De la tristesse devant ce qu'est devenu le Festival du Livre à Nice ! 3 jours qui auraient pu être véritablement consacrés à la
Littérature et qui n'en ont proposé bien souvent qu'un ersatz. C'est vrai que dans la pléthore des "people" on pouvait trouver, en cherchant bien quelques bons auteurs disséminés ! mais, dans
l'ensemble, le Festival ressemblait davantage à une kermesse de fin d'année scolaire qu'à un Salon du livre étayé ! Dommage, il eut été intéressant de faire se rencontrer les poètes marocains
(puisque la littérature marocaine était l'invitée du Salon) et les poètes français (qui, eux, étaient relégués dans une sorte de placard à l'entrée du Festival, placard où il fallait avoir vraiment
envie de les chercher !) ; il eut été sympathique que le débat portât sur autre chose que les états d'âme de gens du show-bizz ! ; il eut été agréable de sentir qu'un Salon du Livre n'est pas
que la rentabilité à tout prix et le "vu à la télé".
Pourtant, il y avait des auteurs, des vrais, disponibles et heureux de partager le pourquoi ou le comment de leur écriture, il y avait des gens vraiment présents, mais il fallait les chercher comme
les aiguilles dans la botte de foin ! Alors, hormis le plaisir de retrouver des amis poètes et la joie de sentir leur "résistance" à ce monde de pacotille et vanités, il a fait bien chaud sous ces
toiles de tentes qui n'abritaient qu'au compte-goutte la fraîcheur de paroles essentielles.
I. E.
Je crois que la conscience, en se développant, devrait arriver à dépasser la chaîne du manger ou du détruire l'autre pour survivre. La
conscience -je ne sais par quel biais (encore inimaginable dans son acception actuelle), devrait pouvoir évoluer vers le respect de tout, jusqu'au microbe et la moindre nano-cellule, cela non en
contrant, mais en cohabitant, afin que tout ce qui a sens de vie, n'ayant plus besoin d'agresser pour survivre, puisse s'exprimer en dehors de la prédation. Je crois que l'amour, tant servi à
toutes les sauces et affadi d'images étrécies et douteuses, devrait procéder de cette plénitude révélée par le respect mutuel. Je crois aussi qu'il est bon, et même gratifiant, d'ajouter son
souffle personnel à la construction d'une bonté. Que le minéral, le végétal ou l'animal soient dans la prédation on peut l'imaginer, leurs consciences n'étant encore que collectives et
instinctives -et encore, une réflexion non antrhopomorphique pourrait probablement mettre en évidence une évolution empathique, mais l'homme, dans la perfectibilité possible de sa conscience qui
a conscience d'elle-même, ne pourra, s'il ne veut pas oeuvrer au détriment de lui-même et de son environnement, faire l'économie d'une ouverture plus grande vers le respect de la totalité du
vivant.
Hier je recevais cette réflexion d'une amie, il m'a semblé judicieux de la partager tant sa justesse touche tous ceux qui veulent réfléchir au système absurde dans
lequel nous sommes plongés.
L'écriture est une des choses qui permettent de s'élever par rapport à cette crise où l'argent est roi à la place de l'être humain...
Jamais les sociétés comprendront-elles que nous faisons fausse route dans cette fausse douleur de l'argent ???
Ce monde de l'argent fou court à sa perte... Le panorama du circuit de l'argent défie le sens commun et montre clairement le danger pour toute démocratie, par rapport à la filière alimentaire...
Le capitalisme, monstre sans brides, mène le monde à sa perte. Nous sommes tous embarqués dans ce système devenu fou et qui s'emballe.
Pourquoi ne pas comprendre que le capitalisme d'aujourd'hui, tel qu'il est pratiqué, est déconnecté du travail ?! L'argent ne travaille pas pour nous comme on veut nous le faire croire... on nous
ment ! Ce sont les hommes qui travaillent, les ouvriers, les employés, ceux qui sont dans la merde et non pas tous ces actionnaires qui posent leur fric et qui le regardent soit disant
"travailler". Aucune redistribution ne peut être réalisée car la richesse reste concentrée. Ce genre de capitalisme doit périr. Quand on entend dire un dirigeant d'un fonds d'investissement que
:"Le meilleur moment d'investir, c'est quand le sang coule dans la rue"... ça fait froid dans le dos ! La finance est une illusion, pas besoin d'avoir fait HEC pendant des années, pour démonter
le système, il faut avoir tout simplement du bon sens. Je pense que citoyenne du monde, je ne dois pas cautionner un monde sans démocratie humaine AVANT TOUT. L'être humain n'est pas négociable !
Il existe, il vit, et ne prétend pas être virtuel... Je suis tellement concernée par cette folie qui a fait des banques des menteuses, des trompeuses, etc. Quand j'entends des gens dire qu'ils
ont tout perdu, alors qu'ils ont tout spéculé... (autour de moi, ce sont les mots que l'on me répète à volonté), j'ai envie de hurler ! Et ceux qui n'ont plus rien, à cause de cela... qu'en
fait-on ?
Ne pas tomber dans le piège de la fausse "monnaie" intellectuelle... on a besoin d'argent, mais pas celui qui ne sent pas bon ! Le "pêché" fondamental du capitalisme, et je reviens là-dessus avec
vigueur, c'est celui qui fabrique au Sri-Lanka des tee-shirts avec à la clé un salaire qui donne à peine de quoi survivre ! Mais la société qui produit ces tee-shirts est côtée en Bourse....
!!! C'est le monde à l'envers... on marche sur la tête... je n'aime pas le mot "pêché", mais n'est-ce pas colossal quand la redistribution est totalement négligée ???
Il y a de quoi tout saccager, sans être vraiment guérillero, quand on n'a plus rien à perdre ! Pourquoi les pertes de cette crise sont-elles payées par la collectivité ? De plus, tout cet argent,
ces milliards investis pour sauver des banques, des assurances, des entreprises, etc., d'où vient-il ? de ta poche, de ma poche, de notre poche et on ne nous demande pas notre avis ! Les
ressources sont limitées, mais les banquiers agissent comme si elles ne l'étaient pas, curieuse attitude... ?!
Je suis entêtée, mais tellement en colère en pensant que les trois quarts de la planète ne vivent pas dignement, ne mangent pas, ne dorment pas ... c'est indicible !!!
Alors oui, vive la création, l'imagination, le beau. P. CH.